Entre le 20 octobre et le 21 décembre 2026, un itinéraire musées gratuit en France repose sur trois leviers. Le premier: les premiers dimanches du mois, soit le 1er novembre et le 6 décembre. Le deuxième: les collections permanentes en accès libre toute l’année, à Paris, Rennes ou Marseille. Le troisième: la gratuité des moins de 18 ans et des moins de 26 ans résidents de l’Union européenne. Le Paris Museum Pass coûte 85 €, 105 € ou 125 € selon la durée. Il n’inclut pas les expositions temporaires: il sert les collections, rarement les grandes expositions d’automne, d’où l’intérêt d’une carte qui croise les deux.
La carte schématique et les tableaux ci-dessous classent les expositions de la saison par ville. Chaque ligne précise le régime d’accès ; chaque étape reçoit une boucle à pied, avec des distances calculées.

Trois régimes de gratuité qui ne couvrent pas les mêmes salles
Le mot « gratuit » recouvre trois mécanismes distincts. La confusion entre eux explique la plupart des déconvenues au guichet. Le premier dimanche dépend de l’établissement gestionnaire: l’État pour les musées nationaux, la Ville pour les musées municipaux. Un musée qui n’est ni l’un ni l’autre n’est pas concerné. Le musée des Confluences, à Lyon, l’indique lui-même.
Le deuxième régime est la gratuité permanente des collections. La Ville de Paris l’applique notamment à Carnavalet, au Petit Palais, au musée d’Art moderne, à Cernuschi et à Cognacq-Jay. Les expositions temporaires de ces lieux restent en principe payantes. Le troisième régime dépend de l’âge et de la résidence, quel que soit le jour.
| Régime | Qui en profite | Ce qui est ouvert | Piège principal |
|---|---|---|---|
| Premier dimanche du mois | Tout le monde | Selon le musée: collections seules ou collections et expositions | Créneau en ligne obligatoire dans plusieurs musées parisiens |
| Collections permanentes libres | Tout le monde, tous les jours d’ouverture | Collections des musées municipaux concernés | Expositions temporaires facturées à part |
| Âge et résidence | Moins de 18 ans ; 18-25 ans résidents de l’UE ou de l’EEE | Musées nationaux, collections et souvent expositions | Justificatif d’âge et de résidence exigé |
| Expositions libres | Tout le monde | Lieux qui ne facturent jamais l’exposition | Réservation gratuite parfois imposée |
Pour un visiteur de 22 ans résidant dans l’Union européenne, la question du pass ne se pose presque pas. Orsay et le Louvre lui sont déjà gratuits. Le calcul change pour un visiteur de 40 ans venu du Canada ou de Suisse. Depuis janvier 2026, il paie les tarifs majorés hors Espace économique européen.
Calendrier des dates gratuites du 20 octobre au 21 décembre 2026
L’automne 2026 ne compte que deux premiers dimanches. Le premier tombe le 1er novembre, jour de la Toussaint. Plusieurs musées ferment ce jour-là, d’autres ouvrent normalement. Le relevé ci-dessous croise les annonces des établissements consultées en octobre 2026.
| Date | Ce qui est gratuit | À vérifier avant de partir |
|---|---|---|
| Dimanche 1er novembre | Orangerie, quai Branly, Guimet, Cluny à Paris ; musées municipaux de Bordeaux (11 h-18 h) ; expositions du Mucem (10 h-18 h) | Palais des Beaux-Arts de Lille, Hospice Comtesse, musée des beaux-arts de Rennes fermés ; créneau d’Orsay affiché complet le 10 octobre selon un relevé publié le 11 octobre |
| Vendredi 6 novembre, après 18 h | Nocturne gratuite du Louvre | Réservation obligatoire |
| Chaque jeudi, 19 h-21 h | Musée d’arts de Nantes | Valable hors juillet et août |
| Vendredi 4 décembre, après 18 h | Nocturne gratuite du Louvre | Réservation obligatoire |
| Dimanche 6 décembre | Liste du 1er novembre, plus le Palais des Beaux-Arts de Lille et l’Hospice Comtesse (rouverts), le château des ducs de Bretagne à Nantes, le château de Versailles et Trianon | À Versailles, créneau obligatoire pour le château ; Trianon en accès libre |

Versailles applique la gratuité du premier dimanche uniquement de décembre à mars. Le 1er novembre n’en fait pas partie, malgré plusieurs listes généralistes qui l’affichent encore. Le château des ducs de Bretagne, à Nantes, suit la même logique: sa billetterie démarre au 6 décembre. Le Louvre n’offre plus de premier dimanche gratuit. Sa gratuité mensuelle se limite à la nocturne du premier vendredi, hors juillet et août.
Les vacances de la Toussaint, du 17 octobre au 1er novembre 2026, gonflent la fréquentation. Si votre calendrier le permet, préférez le 6 décembre, quand les salles sont nettement moins chargées.
Paris Museum Pass 2026: 85 €, 105 € ou 125 €, sans les expositions temporaires
Le dépliant officiel 2026 édité par interMusées fixe trois formules. Le pass 2 jours vaut 85 € pour 48 heures, le pass 4 jours 105 € pour 96 heures, le pass 6 jours 125 € pour 144 heures. La durée court à partir de la première visite, à l’heure près. Le pass autorise une seule entrée par site et n’est ni remboursé ni échangé.
Plusieurs guides en ligne publient en 2026 des montants de 90 €, 109 € et 139 €. Ces chiffres ne figurent pas sur le dépliant de l’éditeur du pass, retenu ici comme document de référence. Le jour de l’achat, la page de vente officielle fait foi.
Ce que le pass n’ouvre pas
Le point décisif pour un itinéraire d’automne se lit en petits caractères. Le pass n’inclut pas l’accès aux expositions temporaires. Or la saison repose sur elles, de Cézanne au Grand Palais à Mary Cassatt à Orsay. Le pass ne garantit pas non plus l’entrée libre en cas de réservation obligatoire, de contrôle de sécurité ou de jauge. Un créneau horaire reste exigé dans plusieurs lieux, dont le Louvre.
La liste 2026 compte une cinquantaine de sites à Paris et en Île-de-France. Quatre points pèsent sur un parcours d’automne.
- Le Centre Pompidou est fermé pour travaux jusqu’en 2030 ; ses collections circulent en région, notamment au musée des Beaux-Arts de Lyon.
- Le musée Nissim de Camondo reste fermé jusqu’en 2027.
- Le musée national de la Marine, au Trocadéro, entre dans la liste comme nouveauté.
- En région parisienne, Versailles, Fontainebleau, Malmaison, Écouen et la Villa Savoye restent couverts.
Le pass a donc un usage précis à l’automne: enchaîner des collections payantes sur deux à six jours, sans passer par les caisses. Pour les expositions, trois options restent: un billet dédié, un musée dont le billet unique couvre collections et expositions, ou une date gratuite.
Le calcul: à partir de quand le pass 2 jours devient rentable
Le calcul suivant repose sur des tarifs publiés par les établissements et l’office de tourisme de Paris, en vigueur depuis le 14 janvier 2026. Il compare quatre sites couverts par le pass, visités en 48 heures par un adulte de plus de 26 ans.
| Site | Adulte résident de l’EEE | Adulte hors EEE |
|---|---|---|
| Musée du Louvre | 22 € | 32 € |
| Musée d’Orsay (billet en ligne) | 16 € | 16 € |
| Sainte-Chapelle | 16 € | 22 € |
| Château de Versailles, basse saison | 22 € | 25 € |
| Total des billets séparés | 76 € | 95 € |
| Écart avec le pass 2 jours à 85 € | 9 € de perte | 10 € d’économie |

Pour un résident européen, ces quatre sites coûtent 76 € à l’unité. C’est 9 € de moins que le pass. Il faut un cinquième site payant d’au moins 9 € pour passer le seuil. Pour un visiteur hors EEE, la majoration tarifaire suffit: le pass devient rentable dès la quatrième entrée, avec 10 € d’écart.
Le calcul a trois limites. D’abord, Orsay n’affiche pas de tarif majoré hors EEE sur sa grille d’octobre 2026, d’où le même montant dans les deux colonnes. En haute saison, Versailles passe à 32 € et 35 €, ce qui fait pencher le résultat vers le pass pour les deux profils. Enfin, le billet d’Orsay inclut les expositions temporaires du jour. Acheté à l’unité, il ouvre donc aussi Mary Cassatt, ce que le pass ne promet pas dans ses conditions.
Carte des itinéraires: dix étapes, une boucle à pied par grande ville
La carte schématique situe les dix étapes du parcours d’automne. Le pointillé suit un ordre logique du nord vers le sud-est, sans reproduire un trajet ferroviaire réel. Les numéros renvoient aux sections détaillées plus bas ; les boucles à pied concernent huit parcours urbains.
Les distances du tableau viennent des coordonnées de chaque musée. On mesure la distance à vol d’oiseau entre deux entrées, on la majore de 30 % pour le tracé des rues, puis on la convertit en temps à 4,5 km/h. La précision tourne autour de cent mètres par étape.
| Boucle | Étapes dans l’ordre | Distance à pied estimée | Temps de marche |
|---|---|---|---|
| Paris, Concorde-Orsay | Grand Palais, Petit Palais, Hôtel de la Marine, Jeu de Paume, Orangerie, Orsay | 2,2 km | 29 min |
| Paris, Marais | Bourse de Commerce, Lafayette Anticipations, musée Picasso, Carnavalet, MEP | 2,8 km | 37 min |
| Paris, Iéna-Chaillot | Guimet, Galliera, Palais de Tokyo, quai Branly, musée de la Marine | 2,0 km | 27 min |
| Lyon | Musée des Beaux-Arts, Grand Hôtel-Dieu | 1,2 km | 15 min |
| Marseille | Vieille Charité, Mucem | 0,9 km | 11 min |
| Lille | Hospice Comtesse, Palais des Beaux-Arts | 1,4 km | 19 min |
| Nantes | Château des ducs de Bretagne, musée d’arts | 0,5 km | 6 min |
| Bordeaux | Capc, Galerie des Beaux-Arts | 2,0 km | 27 min |
Les trois boucles parisiennes tiennent chacune sous les trois kilomètres. La vraie contrainte est la jauge, car six musées en une journée supposent six créneaux compatibles. En comptant 60 à 90 minutes par exposition, hypothèse retenue ici, le programme réaliste tombe à trois lieux par jour.
Paris, boucle Concorde-Orsay: Cézanne, Monet et Cassatt en 2,2 km
Cette boucle concentre les trois expositions de peinture les plus attendues de la saison. On la parcourt en une demi-heure de marche. Elle commence au Grand Palais, galeries 3 et 4, avec « Cézanne et nous », du 23 septembre 2026 au 17 janvier 2027. L’exposition réunit environ 180 œuvres, dont 70 de Cézanne et 75 d’artistes qui se sont réclamés de lui. Le parcours suit sa postérité, de Vollard aux avant-gardes puis à l’abstraction d’après-guerre.
En face, le Petit Palais présente gratuitement « Visionnaires », de Prune Nourry, du 20 octobre 2026 au 24 janvier 2027. Dix-huit bustes monumentaux redonnent un visage à des sculptrices oubliées. Les collections du musée sont aussi en accès libre. C’est le seul arrêt entièrement gratuit de la boucle.
Rive droite: Hôtel de la Marine, Jeu de Paume, Orangerie
À l’Hôtel de la Marine, « Animalia » expose un bestiaire de la collection Al Thani couvrant quatre mille ans. L’exposition dure jusqu’au 10 janvier 2027, tous les jours de 10 h 30 à 19 h, avec nocturne le vendredi jusqu’à 21 h 30. Le Jeu de Paume consacre au photographe Stan Douglas la rétrospective « Parallax », du 20 octobre 2026 au 10 janvier 2027.
L’Orangerie accueille « Monet, peindre le temps » du 30 septembre 2026 au 25 janvier 2027. Un dispositif de réalité virtuelle d’une vingtaine de minutes l’accompagne jusqu’au 15 février. Le premier dimanche y joue pleinement: collections et expositions sont gratuites, sur créneau en ligne obligatoire. La billetterie affiche les cinq dates, de novembre à mars.
Rive gauche: Orsay et Mary Cassatt
On traverse ensuite la Seine jusqu’à Orsay. « Mary Cassatt. L’indépendante » y rassemble près de 80 peintures, pastels et estampes, du 6 octobre 2026 au 31 janvier 2027, pour le centenaire de la mort de l’artiste. Le billet unique à 16 € en ligne inclut l’exposition. Le jeudi, la nocturne à 12 € court jusqu’à 21 h 45, dernier accès à 21 h. Orsay ferme le lundi, l’Orangerie le mardi: la boucle complète se fait du mercredi au dimanche.
Paris, boucle Marais: Picasso, Carnavalet et les lieux en entrée libre
Le Marais répond le mieux à la partie « gratuit » de la recherche. Il mêle musées municipaux en accès libre, fondations sans billet et une grande rétrospective nationale. Le parcours démarre à la Bourse de Commerce. « Remember Me » y présente environ 700 photographies de la collection Pinault, du 7 octobre 2026 au 18 janvier 2027.
Les expositions de la boucle
Un quart d’heure plus à l’est, Lafayette Anticipations ouvre gratuitement « Monument », de Mungo Thomson, du 21 octobre au 29 novembre 2026. « Vivresse », d’Hélène Fauquet, y reste visible jusqu’au 3 janvier 2027. Le musée Picasso, inclus dans le pass pour ses collections, consacre une rétrospective à Kurt Schwitters du 6 octobre 2026 au 7 février 2027. Plus de 300 peintures, sculptures et collages y sont réunis.
Carnavalet garde ses collections sur l’histoire de Paris en accès libre toute l’année. Du 14 octobre 2026 au 14 février 2027, le musée ajoute « Paris à l’arraché », consacrée aux affiches lacérées de Jacques Villeglé pour son centenaire. La boucle se termine à la Maison européenne de la photographie. « Penn & Fashion » y retrace six décennies de photographie de mode, du 30 septembre 2026 au 17 janvier 2027.
Les arrêts sans billet
Plusieurs lieux voisins complètent la journée sans dépense.
- La galerie Roger-Viollet expose les photographies de Jean Marquis, du 8 octobre 2026 au 23 janvier 2027.
- L’Institut suédois présente « Soleil et Lune », du 20 octobre 2026 au 10 janvier 2027.
- Les grilles du square du Temple accueillent l’exposition photo « Cabaret(s) » jusqu’au 18 décembre 2026.
- Le musée Cognacq-Jay ouvre librement ses collections du XVIIIe siècle, hors expositions temporaires.
Un samedi dans le Marais peut ainsi aligner quatre visites gratuites pour une seule payante. Le pass n’a pas d’intérêt sur cette boucle. Au nord du quartier, la Gaîté Lyrique accueille « Finally Something Good », de Stefan Sagmeister, jusqu’au 18 avril 2027.
Paris, boucle Iéna-Chaillot: Palais de Tokyo, Galliera, quai Branly
La colline de Chaillot regroupe cinq établissements à moins d’une demi-heure de marche. Au musée Guimet, qui ouvre la boucle, la gratuité du premier dimanche couvre aussi les expositions temporaires, sans réservation ce jour-là. Le palais Galliera présente « Un vestiaire à soi », du 26 septembre 2026 au 14 février 2027. Plus de 350 pièces montrent comment des femmes du XIXe siècle se sont approprié le vestiaire masculin.
Le Palais de Tokyo lance le 21 octobre 2026 un cycle qui court jusqu’au 14 février 2027. Il réunit Ali Cherri, Sonia Gomes, Valérie John, Paul Kodjo, Rose Lowder et l’exposition collective « Toi et ta bande ». Céleste Richard-Zimmermann y expose jusqu’au 10 janvier. Dans l’aile voisine, le musée d’Art moderne de Paris laisse ses collections en accès libre.
Quai Branly et musée de la Marine
Au quai Branly, « Voir Tahiti » montre les premières photographies de l’île, prises au XIXe siècle, du 29 septembre 2026 au 31 janvier 2027. Le premier dimanche y est gratuit, sur billet horodaté pour tous. La boucle se referme au musée national de la Marine, nouveau venu dans le pass. « L’appel des profondeurs » s’y tient du 14 octobre 2026 au 4 avril 2027.
Île-de-France: Fontainebleau, Marly, Versailles et Giverny avant le 1er novembre
Hors de Paris, l’automne se joue sur quatre châteaux et un village dont les calendriers ne se recoupent pas. Giverny passe en premier parce qu’il ferme le plus tôt. Au musée des impressionnismes, Daniel Buren a disposé près d’une centaine d’interventions sous le titre « Plantations ». Elles restent visibles jusqu’au 1er novembre 2026, du mardi au dimanche, de 10 h à 18 h.
Châteaux et abbayes
Le château de Fontainebleau, couvert par le pass, présente « Marie-Antoinette et Louis XVI à Fontainebleau » du 11 octobre 2026 au 25 janvier 2027. Le musée du Domaine royal de Marly consacre une exposition à Jeanne du Barry, du 16 octobre 2026 au 28 février 2027. Dans le Val-d’Oise, l’abbaye de Maubuisson réunit treize artistes pour « Cosmofania », jusqu’au 21 février 2027.
Versailles reste le cas à part: le pass couvre le château et Trianon, et la gratuité du premier dimanche démarre seulement le 6 décembre. Un résident de l’EEE qui vise la gratuité placera donc Versailles ce jour-là. Ses jours de pass iront à des sites sans gratuité mensuelle, comme la Sainte-Chapelle ou Fontainebleau.
À Boulogne-Billancourt, Le Large, nouveau centre d’art de l’île Seguin, présente « Moteur imaginaire » jusqu’au 7 mars 2027.
Lyon: Musée sentimental, Biennale jusqu’au 13 décembre, Mucha
Lyon devient une étape majeure grâce à une coïncidence de calendrier. Le musée des Beaux-Arts, place des Terreaux, présente « Musée sentimental » du 11 septembre 2026 au 14 mars 2027. L’exposition est coorganisée avec le Centre Pompidou et le macLYON, dans le cadre du programme Constellation. Une soixantaine d’œuvres y interrogent la pratique de la collection, de Marcel Duchamp à Annette Messager.
La 18e Biennale d’art contemporain, « Passer d’un rêve à l’autre », se tient du 19 septembre au 13 décembre 2026. Elle occupe plus d’une dizaine de lieux, du macLYON aux Grandes Locos. Au Grand Hôtel-Dieu, à un quart d’heure des Terreaux, plus de 90 œuvres originales d’Alphonse Mucha restent visibles jusqu’au 4 janvier 2027. Les billets démarrent à 13 €.
Trois contraintes pèsent sur l’étape lyonnaise.
- Le musée des Beaux-Arts ferme le mardi et les jours fériés, donc les 1er et 11 novembre.
- Le musée des Confluences exclut la gratuité du premier dimanche, faute d’être un établissement national ou municipal.
- Confluences ouvre jusqu’à 22 h le premier jeudi du mois, soit le 5 novembre et le 3 décembre.
Côté gratuit, Yann Arthus-Bertrand expose environ 180 portraits au parc de la Tête d’Or, le long de l’allée principale, jusqu’au 8 novembre 2026. La visite se fait en plein air, sans billet.
Marseille, Bordeaux, Toulouse et Montpellier: la gratuité municipale porte l’itinéraire
Dans le Sud, les villes pratiquent une gratuité plus large qu’à Paris ; c’est elle qui structure le parcours.
Marseille et le Mucem
À Marseille, les collections des musées de la Ville sont en accès libre. Leurs expositions temporaires payantes deviennent gratuites le premier dimanche. Le Mucem, fermé le mardi, ouvre gratuitement ses expositions ce jour-là, de 10 h à 18 h. Sa programmation change en pleine saison: « Mossi Traoré: la mode » se termine le 16 novembre 2026. « Manger les images » ouvre le 28 octobre 2026 pour durer jusqu’au 12 avril 2027. « Mayotte, Maoré » s’installe au fort Saint-Jean du 18 novembre 2026 au 17 octobre 2027. Un passage le 6 décembre permet de voir les deux nouveautés sans payer.
Bordeaux
Bordeaux applique le premier dimanche à six sites municipaux, hors juillet et août: Capc, musée d’Aquitaine, musée des Beaux-Arts, musée des Arts décoratifs et du Design, Muséum, serres du Jardin botanique. La gratuité couvre aussi les expositions temporaires, de 11 h à 18 h, y compris le 1er novembre. À la Galerie des Beaux-Arts, « Jean Dupas & Co. » reste visible jusqu’au 29 novembre 2026. Le 1er novembre est donc la seule date gratuite pour voir cette rétrospective Art déco.
Toulouse et Montpellier
À Toulouse, le premier dimanche rend gratuites les collections des Augustins, de Paul-Dupuy, de Saint-Raymond et du Muséum. Les expositions temporaires restent payantes. Le musée des Augustins détaille déjà le programme du 3 janvier 2027, avec un atelier et une visite en famille. À Montpellier, le musée Fabre ouvre gratuitement sa collection permanente le premier dimanche. Réserve pour cet automne: les salles 7 et 8, consacrées aux écoles flamande et hollandaise, ferment du 12 octobre au 18 décembre 2026.
Lille, Nantes et Rennes: les grandes expositions ouvrent fin novembre
Le nord et l’ouest suivent un calendrier décalé. Les expositions phares ouvrent toutes entre le 20 et le 22 novembre. Un itinéraire par ces trois villes vise donc la seconde moitié de l’automne, avec le 6 décembre comme date gratuite.

Lille: Turner et le Grand Tour
Le Palais des Beaux-Arts de Lille présente « Voyage à l’anglaise. William Turner et les artistes du Grand Tour », du 20 novembre 2026 au 22 mars 2027. Des prêts de la Tate Britain sont annoncés. Le Grand Tour a laissé une masse de carnets et d’études sur papier. Le dessin d’observation, de Turner à une série de dessins contemporains, garde cette même économie du trait. Le premier dimanche, les collections permanentes du Palais sont gratuites, l’exposition reste payante. Hors gratuité, les collections coûtent 7 €. À vingt minutes de marche, l’Hospice Comtesse ouvre ce jour-là collections et expositions sans billet.
Nantes: Surréelles et Plants and People
Le musée d’arts de Nantes ouvre « Surréelles. Une autre traversée du surréalisme » le 22 novembre 2026, jusqu’au 21 mars 2027. Une quarantaine de créations contemporaines y dialoguent avec les œuvres historiques. « Plants and People », menée avec le Frac Pays de la Loire, reste visible jusqu’au 3 janvier 2027. Fermé le mardi, le musée est gratuit le premier dimanche et chaque jeudi de 19 h à 21 h. Cette règle rare permet de voir Surréelles gratuitement dès le jeudi 26 novembre.
Rennes: Simon Vouet
À Rennes, les collections du musée des beaux-arts sont gratuites pour tous, toute l’année. Simon Vouet occupe le site du quai Zola du 21 novembre 2026 au 21 mars 2027, à 5 € ou 3 €. « L’Égypte au musée », gratuite, ouvre le 12 décembre sur le site de Maurepas. Le musée ne pratique pas de gratuité spécifique le premier dimanche, ses collections étant déjà gratuites, et il ferme les jours fériés.
Limites de l’itinéraire gratuit: fermetures, jauges, jours fériés
Un parcours fondé sur les dates gratuites échoue rarement à cause du prix. Il échoue plutôt devant une porte close. Les cas suivants se répètent d’une ville à l’autre cet automne.
- Le 1er novembre est à la fois premier dimanche et jour férié: Lille et Rennes ferment, Bordeaux et le Mucem ouvrent.
- Le créneau gratuit d’Orsay du 1er novembre était affiché complet le 10 octobre, selon un relevé publié le 11 octobre ; les dates suivantes n’étaient pas ouvertes mi-octobre.
- Le pass ne dispense ni des contrôles de sécurité ni des créneaux obligatoires, au Louvre comme à Versailles.
- Les fermetures hebdomadaires diffèrent: lundi à Orsay ; mardi à l’Orangerie, au Louvre, au Mucem, à Nantes et au musée des Beaux-Arts de Lyon.
- Une collection gratuite n’entraîne pas une exposition gratuite, comme à Toulouse ou au Palais des Beaux-Arts de Lille.

Le dispositif convient mal à deux profils. Les groupes de sept personnes ou plus sont refusés à Orsay le premier dimanche. Les visiteurs qui ne veulent voir que les grandes expositions payantes, Cézanne en tête, ne tirent aucun bénéfice du pass et doivent réserver un billet d’exposition.
Les dates, tarifs et programmes cités correspondent aux annonces des établissements relevées entre septembre et le 20 octobre 2026. Une exposition peut fermer plus tôt, un créneau gratuit peut disparaître. La billetterie de chaque musée reste la référence la veille du départ.