L’un des défis les plus courants auxquels les artistes sont confrontés en peinture de portrait est de mélanger des tons de peau crédibles. Trop souvent, les carnations deviennent boueuses, plates ou sans vie. Dans la plupart des cas, le problème vient d’une dépendance excessive au marron et au blanc.
Ce tutoriel de peinture de portrait adopte une approche différente. Au lieu d’utiliser des bruns prémélangés, il se concentre sur la construction des tons de peau à partir d’une palette complète et expressive. En mélangeant des couleurs complémentaires, en superposant des glacis et en introduisant des teintes inattendues, les artistes peuvent créer des portraits qui paraissent vibrants, dimensionnels et vivants.
Ces principes fonctionnent magnifiquement en acrylique et se transposent aussi parfaitement à la peinture à l’huile.
Pourquoi le marron et le blanc seuls ne suffisent pas ⚠️

Mélanger du marron avec du blanc peut sembler être la solution la plus simple, mais cela conduit presque toujours à des tons de peau ternes. La peau réelle contient de subtils changements de température, de saturation et de teinte qui ne peuvent pas être reproduits avec une palette aussi limitée.
Des tons chair plus dynamiques viennent du fait de créer soi-même ses bruns et ses gris en utilisant des couleurs complémentaires. Ces mélanges paraissent plus frais et plus naturels, car ils contiennent plusieurs pigments qui travaillent ensemble.
Commencer avec une base chaude et transparente 🌡️
Le processus commence avec des glacis. Un voile fin de terre de Sienne brûlée, diluée à l’eau, est appliqué au pinceau sur les zones blanches de la toile. Cela atténue la blancheur trop vive et crée un sous-ton chaud qui soutient les couches suivantes.
Travailler du foncé vers le clair est essentiel. Commencer avec des couches transparentes permet à la lumière de traverser la peinture, donnant à la peau une lueur subtile et une plus grande profondeur.
Installer la profondeur avec des valeurs sombres 🌑
Une fois la couche de base en place, on ajoute des valeurs plus sombres pour définir la structure et les volumes. Les zones autour des yeux, du nez et les plans d’ombre bénéficient de tons plus profonds dès le début du processus.
Au lieu d’utiliser du noir ou du marron, les ombres sont mélangées à partir de bleu et de vert. Ces mélanges froids aident à repousser certaines zones vers l’arrière tout en gardant la peinture vibrante. Plisser les yeux devant votre photo de référence facilite l’identification des vrais foncés et aide à éviter de trop travailler les demi-teintes trop tôt.
Mélanger des bruns naturels grâce aux couleurs complémentaires 🎨

L’une des étapes les plus importantes pour mélanger des tons chair est d’apprendre à créer ses propres bruns. Associer des couleurs complémentaires comme le rouge et le vert, l’orange et le bleu, ou le violet et le jaune produit des bruns riches et des gris adoucis qui paraissent vivants plutôt que plats.
Une fois ces mélanges de base établis, on peut ajouter de petites quantités de blanc, de rose ou de pêche pour ajuster la valeur et la température. Comme ces couleurs sont construites à partir de complémentaires, elles contiennent naturellement de la variation et de la profondeur.
Ajouter des tons rosés et pêche pour l’expression 🌸
La peau n’est jamais d’une seule couleur uniforme. Ajouter des teintes pêche, rose et rosées sur des zones comme les joues, les lèvres et le nez apporte de la chaleur et une présence émotionnelle au portrait.
Laissez chaque coup de pinceau varier légèrement en teinte. Cela évite l’uniformité et crée des transitions naturelles, plus réalistes et plus picturales.